La culture d’entreprise : Quezaco ?

La culture d’entreprise : on lit beaucoup ces mots, on les entend souvent lors de conversations informelles entre collègues, à tous les niveaux hiérarchiques. Et tout le monde est à peu près d’accord pour dire que la culture d’entreprise, c’est très important.

Sauf que la définir, mettre des mots pour rendre tangible et concrète cette réalité que chacun vit au quotidien tourne parfois à l’aventure : ce que l’on vit naturellement finit par sembler la normalité, et il est donc bien difficile de l’identifier.

Or la culture d’entreprise, la culture organisationnelle, c’est ce qui va donner du sens, enclencher ces micros mouvements dans la même direction et participer à la bonne marche de la société, au-delà des ordres impérieux hiérarchiques, eux-mêmes fortement influencés par cette fameuse culture d’entreprise. La culture d’entreprise exerce une forte influence sur l’entreprise et sur les hommes et les femmes qui la composent.

Pourtant, elle est bien présente, et du point de vue du sourcing RH elle est même primordiale. Exemple : combien de managers ont identifié un profil dans une entreprise concurrente dont les compétences lui seraient précieuses, mais se disent : « c’est dommage, mais ça ne marcherait pas » ? La voilà donc, cette culture d’entreprise forte, dans toute sa splendeur. La culture d’entreprise, socle de la marque employeur, est un aimant. Or un aimant a 2 particularités : il attire autant qu’il repousse.

Ce qui la compose va de l’esprit d’équipe au code vestimentaire, en passant par le mode organisationnel, les relations sociales, le mode de prise de décision, les avantages sociaux ou encore la gestion des carrières. Bref, tout ce qui compose la vie de l’entreprise dans tous ses rouages les plus insignifiants comme les plus fondateurs.

Identifier, mettre des mots sur sa culture d’entreprise, c’est fédérer les équipes autour des singularités qui font la particularité de la société A par rapport à la société B. Parce qu’une entreprise, ce ne sont pas forcément, ou pas seulement, les valeurs apposées au fronton de l’accueil client, ou du site internet. Une entreprise, c’est une histoire, longue ou courte, une aventure enfin, un collectif, une ambiance, une vision, une envie. Bref, créer une culture, c’est tout autant faire œuvre d’entreprenariat à long terme que des ressources humaines. Et comme une entreprise est toujours en mouvement, la culture d’entreprise l’est aussi, à la marge parfois, mais la faire évoluer c’est aussi inscrire la société dans la modernité, par petites touches s’il le faut.

Par petites touches, car l’une des autres caractéristiques de la culture d’entreprise est qu’elle permet de fédérer l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise, dont les salariés, mais aussi au-delà, comme les clients par exemple.

Et puis, il faut aussi prendre conscience de 2 éléments : premièrement on ne peut pas plaire à tout le monde, deuxièmement il n’y a pas de bonne ou de mauvaise culture. Chaque entreprise a son mode de fonctionnement, et il y a ceux qui y adhèrent, et il y a les autres. Recruter n’est rien de moins que d’attirer celles et ceux qui ont les compétences dont vous avez besoin et qui s’intègreront dans votre mode de fonctionnement.

Si l’on prend un peu de recul, la culture de manière générale, au-delà du sujet de l’entreprise qui nous intéresse ici, la culture donc, créé un sentiment d’appartenance.

Et c’est tout l’enjeu justement : ce sentiment d’appartenance créer les synergies, rapproche les points de vue, limite les conflits, ou les atténue du moins. En bref, la culture d’entreprise facilite le fonctionnement de l’entreprise elle-même. Donc l’identifier, la revendiquer et la faire connaître sont essentiels.

Fédérer avec la culture d’entreprise : pourquoi faire ?

Après avoir mis des mots sur ce qui constitue les singularités de l’entreprise, sa culture donc, il faut communiquer sur ces éléments, et cela en priorité auprès de vos clients internes, c’est-à-dire des salariés.

Communiquer, c’est fédérer, pourrait-on dire, du moins dans ce cadre. Et là, tous les moyens sont bons : journal interne, affiches, team building, newsletter… qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, disait Alfred de Musset. Et bien qu’importe le média, pourvu qu’on ait le ou les messages ! Une communication interne optimale, formelle et informelle, voilà ce qui garantit la diffusion, et donc l’adhésion à votre culture d’entreprise.

Affirmer son identité, faire en sorte que les salariés puissent s’y identifier, s’y référer, voilà ce qui en termes de ressources humaines s’appelle créer du sens, de la valeur.

Et si vous avez encore des doutes, il suffit de regarder cette étude de Glassdoor « Mission et culture » qui indique que 77 % des adultes de quatre pays (USA, Royaume-Uni, France et Allemagne) se renseignent d’abord sur la culture d’une entreprise avant d’y postuler, et 79 % vont chercher à comprendre la mission et les objectifs d’une entreprise avant d’envoyer leur CV. De plus, plus de la moitié des 5 000 participants au sondage ont déclaré que la culture d’entreprise est plus importante que le salaire.

C’est donc que ce qu’elle fait à l’intérieur se voit aussi à l’extérieur. La culture d’entreprise est donc un élément de rétention des talents, et d’attraction par la même occasion.

C’est de cette façon que vos collaborateurs vont naturellement et spontanément, devenir les meilleurs ambassadeurs de l’entreprise. Et pour se rendre compte de l’impact potentiel que cela a sur la communication de l’entreprise, citons cette autre étude, même si celle-ci date un peu : Cisco a constaté en 2017 que les posts partagés par les salariés sur les réseaux sociaux suscitent jusqu’à 8 fois plus d’engagement que ceux diffusés par la marque elle-même. Compte tenu de l’usage de plus en plus intensif des réseaux, il est fort probable que ces données n’aient pas beaucoup évolué.

Ainsi décortiquée, la culture d’entreprise revêt de nombreux atouts indéniables. Mais au-delà cette analyse factuelle, l’évidence est de rappeler que ce qui fait que l’on se met au travail avec le sourire, ou pas, ne tient pas seulement aux émoluments de fin de mois, mais à bien plus que cela : l’ensemble des codes propres à l’entreprise pour laquelle on s’apprête à passer 8 heures par jour, ou plus, à son poste de travail. Cela porte le nom de bien-être au travail, et c’est déjà beaucoup.