visuel cube 4visuel cercle 4
October 7, 2022

Risques psychosociaux (RPS) au travail : Comment les appréhender ?

Risques psychosociaux (RPS) au travail : Comment les appréhender ?

Le jugement rendu dans le procès de France Telecom le 30 septembre dernier illustre de manière saillante ce que sont les risques psycho-sociaux (RPS), et les conséquences ultimes que ce fléau peut entrainer. Nous ne souhaitons pas ici nous attarder sur le bien-fondé de cette décision et les attendus du jugement, mais seulement illustrer nos propos sur ce sujet encore méconnu, même si sa prise en compte progresse au sein des entreprises.

Notre métier d’agence de communication nous met en contact quotidien avec les services des ressources humaines de sociétés de toute taille, et dans tous les secteurs d’activité. Et nous pousse à faire un constat : les RPS peuvent toucher tout le monde, à tout moment. Les risques psychosociaux sont souvent résumés par simplicité sous le terme de « stress », alors que ce dernier n’est en fait que la manifestation de ce risque en entreprise.

Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises. Si la notion d’entreprise bienveillante a pris tant d’importance ces dernières années, ce n’est pas uniquement dans le but de séduire de futures recrues, mais aussi pour favoriser la rétention des salariés.

La bienveillance signifie, logiquement, des efforts réels et tangibles pour réduire le stress. C’est la raison pour laquelle les RPS sont aussi un sujet de communication, et de marque employeur. À ce titre, une définition s’impose : la marque employeur est la manifestation extérieure, en promesse candidat, de ce qui se passe à l’intérieur de l’entreprise. Si la bienveillance est réelle, alors les RPS s’en trouvent réduits.

Cette phrase, si elle est frappée au coin du bon sens, n’est pourtant pas synonyme de vérité lorsqu’il s’agit des RPS : le stress peut être généré tout simplement par une surcharge de travail, réelle ou supposée, même dans un environnement de travail où le management est bienveillant, justement.

C’est pourquoi nulle entreprise ne peut se prémunir d’un salarié ou d’une salariée sensible à tel ou tel aspect de ses missions. D’autant que la bienveillance n’exclut pas une obligation de résultat…

RPS : De quoi parlons-nous ?

Mettons des mots sur ce terme socialement acceptable de RPS. Il s’agit de harcèlement. Voilà, c’est donc la triste réalité. Et les manifestations de ce harcèlement sont multiples. Et les conséquences ? Anxiété, dépression, risques cardiovasculaires, épuisement professionnel, burn out, et pour finir, suicide.

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité au travail (INRS), ces « risques psychosociaux présentent des origines communes : surcharge de travail, manque de clarté dans le partage des tâches, modes de management… »

À l’instar de la prise de conscience qui pointe dans l’éducation nationale, le monde du travail se rend compte, peu à peu, que les RPS sont une conséquence de son mode de fonctionnement, de son manque d’attention sur l’attitude de collègues ou de responsables.

Réduire les RPS, c’est augmenter la vigilance de toutes et tous en interne, ce n’est pas répéter comme un mantra que tout va bien, car la bienveillance est inscrite parmi les valeurs de l’entreprise.

Comment dans ces conditions, éviter les RPS ?

Au moins à cette question n’existe-t-il qu’une seule réponse : l’écoute par le manager de proximité. On a beaucoup dit, à l’issue de la crise sanitaire et à l’aune du management par le truchement des visioconférences, que les managers d’antan (c’est-à-dire d’avant 2020) devaient disparaitre, du moins se transformer en leaders ou autres mentors.

Et si, au lieu de cela, au lieu d’essayer de transformer des managers en hérauts des temps modernes, il s’agissait de donner ses lettres de noblesse au rôle du responsable de service, du contremaitre, du « chef », en lui assignant la tâche ô combien difficile, d’être tout simplement à l’écoute ?

Échangeons ensemble

Échangez avec un expert pendant 30 minutes sur vos besoins